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Kjell NUPEN
Paysage de paysages
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Conscient du peu de pertinence du cloisonnement entre figuratif et abstrait, le peintre s’arrête à la forme graphique et chromatique qui lui semble la mieux susceptible, non d’imiter un motif, mais d’en donner l’essentiel. Pas une concession à l’expressionnisme, pas un effet exagéré, pas une joliesse vaine. Rien n’est nommé, situé, raconté. À plus forte raison, rien n’est expliqué.
La couleur dominante est un bleu profond, nocturne, la marque déposée ou le synonyme de l’artiste. On dit maintenant en Norvège « bleu Nupen » comme on dirait en France « bleu Klein ». La gamme des sujets abordés est relativement restreinte. Quelques arbres vus de près, un paysage marin, un phare, un store entrouvert, une cascade... L’artiste fournit le thème, l’œuvre propose ses variations. Des séries ? Le peintre préfère parler de cycles car ses motifs qui disparaissent et ressurgissent périodiquement dans son œuvre évoquent pour lui d’autres cycles (voyages, saisons, vie..).
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Dernier regard sur les deux paysages-hommages à Munch. Ici, l’un et l’autre sont traversés par des tracés et des incisions dynamiques, fiévreuses. D’un seul coup, ces collines lourdes et inquiétantes semblent se déployer comme des ailes d’oiseau. Mouette frustrée ou oiseau migrateur ? L’irrésistible appel du large…
Itzhak Goldberg
Historien d’art
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