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  Communiqué de presse

18 mai – 4 septembre 2004

Laila WESTERGAARD  sculpture

Peter NEUCHS  peinture


Ole TERSLøSE JENSEN
photo & peinture

 

   

Une exposition avec trois accrochages personnels et la possibilité de découvrir les trois artistes présentés de mai à septembre constituent le programme pour l’été 2004.

Laila WESTERGAARD (née en 1964 au Danemark) expose ici pour la première fois en France.

C’est à 25 ans qu’elle a réalisé sa première commande ; elle expose régulièrement (essentiellement en Scandinavie) depuis la fin de sa formation à Istanbul, en 1990. Au cours des années, elle a été commissionnée pour la création d’une vingtaine d’œuvres pour des espaces publics, des institutions et des églises.

Son travail réunit une tradition naturaliste et l’utilisation de l’ornement , qui comme le dit l’artiste « exprime la continuité, de la persévérance de la vie dans un dessin infini ».

Si l’utilisation de la pierre – le granit -  peut paraître archaïque à une époque où nombre de sculpteurs se tournent vers des matières plus éphémères, Laila WESTERGAARD a souhaité faire se rencontrer une expression contemporaine et une matière historiquement chargée. Elle fige les images rapides de notre époque dans le lent processus de la taille et de la gravure et mêle ainsi une multitude de fragments de notre vie contemporaine avec une grande poésie et beaucoup d’humour, mais aussi une grande conscience du temps qui passe. 

L’exposition permettra d’apprécier les différentes formes de son œuvre : « les pierres à images » (carrés polis, gravés) – sur lesquelles l’obscurité de la pierre polie accueille des traits de lumière ou autres traces d‘existence, par le biais de lettres de journal, de dentelles, d’un rideau, de dessin d’une assiette, ou d’échographie. Dans ses sculptures en volume, on peut même croiser Le vilain petit canard, dont un fragment sert de « lit » à un fœtus. Œuvre qui apporte à ce conte bientôt centenaire une interprétation tout sauf anodine. Le rêveur, petit bonhomme en costume qui repose sur la couverture du journal Le Monde nous fait inévitablement sourire : est-il véritablement endormi ou tente-t-il de s’extraire du monde. Peut-être vaut-il mieux aller se faire cuire un œuf : la sculpture Œufs vous en propose trois, joliment présenté sur la version pauvre de la fameuse porcelaine de Royal Copenhagen.

Si après tant d’émotions, le spectateur ressent le besoin de s’asseoir, il peut se poser sur un des bancs-sculptures de Laila WESTERGAARD : Maisons alignées avec trottoir lui offre à voir une maisonnette avec tout ce qu’il faut autour dans la bonne tradition démocratique scandinave. Puzzle – est moins reposant, il y manque une pièce.

Le plus grand banc-sculpture sera exposé pendant l’été dans la cour de La Maison du Danemark à Paris. Il s’agit de Femme – un banc dont le siège s’avère être une table dressée d’une nappe à l’extrémité de laquelle repose une petite figure de femme. La petite femme nous trouble et nous interroge : est-elle une poupée oubliée par son(a) propriétaire ?, une femme se reposant les yeux fermés ?, une morte ? – ainsi la table pourrait être un sarcophage portant l’effigie de la petite femme anonyme dans son quotidien.

Avec Laila WESTERGAARD la tradition ancestrale de la sculpture en pierre a trouvé une interprète très contemporaine qui avec un langage précis et silencieux qui touche autant au quotidien qu’au grandiose nous tient un propos fort et sensible sur l’existence.  

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Peter NEUCHS (né en 1958 au Danemark ) a été présenté à plusieurs reprises à Paris (WELFARE, Galerie du Temple, 1995, MANIPULATIONS, CUT-OUTS et FIGURE, La Galerie Danoise 2001, 2002 et 2003). Son œuvre fait partie des collections publiques les plus importantes de son pays d’origine et il a participé à un grand nombre d’expositions à travers l’Europe depuis vingt ans. Aujourd’hui il vit à Rio de Janeiro.

L’œuvre récente de Peter NEUCHS suit deux axes : un travail de peinture et de couleur qui  flirte avec l’image photographique tout en ayant la sensualité de la matière peinte (aquarelle, encre, gouache). Les sujets sont des fragments – souvent des corps féminins ou des intérieurs (CUT-OUTS, 2002)  - une interrogation de la frontière entre figuration et abstraction et de notre capacité à voir. L’autre axe est un travail plus graphique mêlant le trait, la peinture avec une palette limitée et le discours du support (mouchoirs, serviettes, nappes).

Les œuvres que présente l’artiste pendant les mois à venir s’inscrivent dans la suite du deuxième axe : dix peintures intitulées Dreamtest sur nappes brodées à bordures dentelées où se rencontrent des images naturalistes, des graffitis, des motifs à répétition, des citations et des récits personnels. Ces œuvres sont construites comme des carnets de note ou plutôt de rêves où diverses « histoires » se croisent. Le support – les petites nappes sur lesquelles on identifie des traces d’utilisation - apporte une note un peu nostalgique, voir mélancolique. Avec les belles dentelles, la rigidité de l’amidon – et quelques plis restant du repassage les nappes dégagent un parfum d’antan.

Le témoignage manuscrit de la mort d’une femme et au centre de l’œuvre l’image d’un ventre et d’une petite culotte qui laisse dépasser les poils pubiens d’une jeune femme, se transforme sur ce support : Carpe diem. Nous repassons la nappe, nous avons une sexualité et nous allons mourir – et ce jour-là nous aurons besoin de linceul et non pas de nappes. Dans une autre œuvre – un beau chat, allongé les yeux fermés au milieu de l’œuvre, entouré d’images roses à répétition, style pochoir, qui montrent des couples faisant l’amour dans différentes positions. A quoi rêve le chat, si il dort ?  - est-ce qu’il va tout à l’heure enfoncer ses griffes dans la nappe dentelé ? Une chaise vide dessiné au traits noir se trouve au centre d’une autre nappe sur laquelle la phrase I love you à répétions sert de fond pour des corps en chute – la chute du sommeil, la chute de l’existence ? ? ? Carpe diemI love you – et la chaise est très vide.

Avec Dreamtest Peter NEUCHS a créé des œuvres qui vous envahissent tout discrètement en tenant des propos sur la vie dans son intensité possible, et sur la matière, celle qui est morte mais qui existera peut-être plus longtemps que celle palpitante et chaude de nos corps. L’artiste s’exprime en employant un dosage très fin du premier degré, d’un humour noir et d’une douce poésie.

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Ole TERSLøSE JENSEN (né au Danemark en 1971) a une formation classique de peintre, or depuis 5 ans il travaille avec le médium photographique en exploitant les possibilités des logiciels de manipulation de photos et de 3D parallèlement à la peinture. Un médium empruntent à l’autre et vice versa.

Ses nouvelles œuvres, une série de 7 photos, A CONCISE HISTORY OF AVIATION (Historie concise de l’aviation) s’inscrivent dans la continuité de l’exposition à La Galerie Danoise en 2002 : VIRGIN RUNWAY. Avec A CONCISE HISTORY OF AVIATION l’artiste poursuit son interrogation des limites entre le réel et la fiction à travers des œuvres qui présentent des « fausses réalités ». Si la série précédente jouait avec le rêve de rencontrer l’inconnu – une piste vierge – ne serait-ce que s’approprier par le regard d’un endroit existant nul part – les nouvelles photos reprennent une des rêves les plus vielles de l’Homme : celle de voler. Soit littéralement décoller de la terre, soit transcender vers une autre forme d’existence. Loin de l’étude sérieuse de l’histoire de ces tentatives à travers les siècles annoncée par le titre de la série, Ole TERSLøSE JENSEN a créé des photos presque parfaites de navires aériens étranges en lutte avec les lois de la pesanteur dans des paysages bucoliques ou dans un ciel parfait. Les navires semblent flotter ou voler, mais l’illusion est brisée car les paysages sont un peu trop beaux et les navires interagissent bizarrement avec le corps humain. Mythe et réalité s’entremêlent dans des œuvres dont la forme rappellent celle de la peinture historique. Les références sont nombreuses : on songe à l’univers contemporain de la publicité où la limite entre la réalité et de la fiction est volontairement estompée, les navires rappellent les machines imaginées par Leonardo da Vinci et certains hybrides homme-machine nous conduisent directement à Jérôme Bosch. L’histoire de l’aviation d’Ole TERSLøSE JENSEN nous racontent indirectement que le problème de ce rêve de voler ne pas tant le fait même de décoller  - il serait plus tôt la difficile détermination et la compréhension de la base à partir de laquelle nous volerons. Ou en d’autres mots « comment déterminer la réalité même ? « 

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>        Les œuvres de Laila WESTERGAARD, de Peter NEUCHS et d’Ole TERSLøSE JENSEN seront visibles sur le  site web de GALERIE MARIA LUND - LA GALERIE DANOISE : www.marialund.com

>        A l’occasion de l’exposition un dépliant avec des textes de Lisbeth SMEDEGAARD ANDERSEN, historienne d’art et théologien et d’Ole TERSLøSE JENSEN est édité. La galerie vous adresse le dépliant sur demande.

>        Vernissage :  mardi 18 mai 2004 de 17h à 20h en présence de Laila WESTERGAARD.

>        L’exposition se termine le samedi 4 septembre 2004.

>        La galerie sera fermée du 25 juillet au 16 août 2004 – les deux jours inclus.

>          A partir du 17 mai et jusqu’à la mi-septembre 2004 la sculpture Femme de Laila WESTERGAARD sera exposée   dans la cour de La Maison du Danemark – 142 Av. des Champs-Elysées, 75008 Paris.

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Pour un complément d’information ou la mise à disposition de visuels, merci de contacter : Maria Lund
GALERIE MARIA LUND - LA GALERIE DANOISE      48 rue de Turenne     75003 Paris
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