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Communiqué de presse

Exposition du
3 septembre -
15 octobre 2011

DIDIER BOUSSARIE

Arrière saison

peinture, dessin et volume


   

Que devient la fraîcheur lumineuse des feuilles du printemps une fois qu’elles sont tombées de l’arbre ? Que devient le corps après l'amour ? Et ce petit oiseau siffleur quand son chant a cessé ? Pourquoi les cerfs luttent-ils violemment ? Est-ce que la douceur de la peau effleurée reste au bout des doigts ? Et ces fleurs voluptueuses, merveilleusement trop roses, n’annoncent-elles pas l’imminence d’une chute prochaine ? Toutes ces questions sont sous-jacentes dans l’œuvre de Didier Boussarie. A travers une multitude de formes d’expressions, il explore le temps, la fragilité et la beauté, et la façon dont ces notions se manifestent à l'arrière-saison, quand la dimension passagère et cyclique de toute forme de vie devient particulièrement explicite.

Ses peintures et dessins à la tempera font alterner des traits puissants avec des traits hésitants et légers, pour faire vivre une feuille, le fouillis d'un sous-bois ou une fratrie de tournesols fièrement dressés. Les compositions se détachent sur un fond d’apparence vide … mais il est en fait créé par un travail subtil sur la couleur qui remplit et fait vibrer l'espace environnant. Dans une série intimiste d’encres sur calque, l'insistance de la plume déchire par endroit la surface matte, comme si l'intensité des sujets présentés trouvait un écho dans le processus même du dessin. Et chacune de ces oeuvres est le théâtre d’une lutte - celle des cerfs en rut, celle qui est inscrite dans le corps silencieux d'un oiseau sans vie, celle du tronc d'arbre envahi de croissances parasites et celle des magnifiques nus, qui se forment tout juste entre matière, traits et espace.
Ses boîtes métalliques grises, usées par la patine du temps, où trône une feuille solitaire, rappellent l’idée de l’herbier, sorte d'écrin qui garde la mémoire de ce qu’était une plante et qui la fait revivre par le regard ou le toucher. Dans cette boîte, la feuille choisie pour sa beauté séchée, tordue par l'absence d'humidité, est maintenue comme un trophée par une simple tige. Frêle trophée qui fait sentir ce mouvement qui fut le sien.
Longtemps, la fabrication de boîtes - travail de plasticien et d'ébéniste avisé - est restée le jardin secret de Didier Boussarie. Le plus souvent, ce sont des boîtes de récupération - en métal ou en bois - qu’il prépare méticuleusement avant d’y intégrer une photo retravaillée au vernis, à la couleur, lui conférant un aspect ancien. Car le temps est partout visible dans son oeuvre : sur l’image d'un corps, d'une fleur ou le mouvement d'un être vivant. Récemment, ce travail a été poussé plus loin pour faire naître des boîtes qui font songer aux autels domestiques de certaines cultures : on les suspend, on les laisse fermées ou on les ouvre pour en révéler l’intérieur où se nichent des objets en miniatures - plante ou fruit séché, petite gravure en taille directe sur une plaque de métal, photo vernie en une surface brillante, bombée et sensuelle... Dans ces petites mises en scènes, l’attention portée au moindre détail et le jeu des juxtapositions, harmonieuses, ou chaotiques parfois, entretiennent le goût du mystère que renferment ces boîtes.

Avec Arrière saison, ensemble particulièrement riche et émouvant sur la vie et la beauté de toute chose, Didier Boussarie semble avoir réussi une extension du temps à défaut de pouvoir l'arrêter.

Un aperçu des œuvres de Didier Boussarie depuis sa première exposition en 1989 révèle un artiste qui expérimente beaucoup : huiles sur toile, vernis sur bois, collages de photos sur bois, peintures « mises en caissons », tempera sur papier, encre sur calques, etc. Et si cela est la marque d’une évolution importante au niveau de la forme, on observe, en revanche, une continuité dans ses préoccupations fondamentales.

De 1992 à 1996, Didier Boussarie (né en 1958) était représenté par la Galerie L. et H. de Menthon et, jusqu’en 2002, par la Galerie du Fleuve. Sa collaboration avec la Galerie Maria Lund a débuté en 2006 avec l’exposition collective Sweet Paper, suivie d’une présentation à la foire St’art (Strasbourg) et au Salon du dessin contemporain à Paris (2007, 2008) où son œuvre a rencontré un grand succès. En 2008, la Galerie Maria Lund a organisé une exposition personnelle de ses peintures et dessins intitulée du ciel à tes cheveux. Il a depuis participé avec elle à de nombreuses manifestations collectives (Musée d’art contemporain à Châteauneuf-le-Rouge en 2009 ; accrochages à la galerie en 2009, 2010 et 2011 ; Festival Juin Jardins à Cahors en 2011) et à des foires d’art contemporain (KIAF à Séoul en 2009, 2010 et 2011 ; Art on paper à Bruxelles en 2011).
Les parutions dans la presse sont nombreuses (Libération, Cimaise, La Gazette de l’Hôtel Drouot, Azart, revue VERSO Arts et Lettres).

  • EDITION : A l’occasion de l’exposition, un dépliant avec un texte de Didier Boussarie est édité.
  • VERNISSAGE : samedi 3 septembre 2011 de 17h à 20h en présence de l’artiste.
  • NOCTURNE : samedi 10 septembre 2011 jusqu’à 21h
  • CONCERT : Delfine Bocquet Fleur d’Alabrune, le dimanche 2 octobre 2011 à 17h.
  • L’exposition se termine le samedi 15 octobre 2011.


Pour un complément d’information ou la mise à disposition de visuels, merci de contacter :


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