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Communiqué
de presse
Exposition
du
22 octobre -
5 décembre 2009
Peintures
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Comment peindre le temps ?
Comment rendre compte du temps passé, présent, du temps suspendu, étendu - de la rivière qui coule, des montagnes qui s’enchaînent, de ce qui est ensevelis sous nos pieds ou inscrit dans le ciel ?
Y répondre de manière claire relève bien sur de l’impossible. Car l’intérêt du questionnement réside plutôt dans les questions elles-mêmes, les réflexions qu’elles engendrent et les tentatives de réponses.
Lee Jin Woo crée des paysages, des paysages habités par la notion de temps et de divers plans de perception. Paysages sans appartenance géographique précise, paysages par moment très détaillés ou à l’inverse juste suggérés. L’angle de vue varie entre une frontalité ou une vue d’en haut ; les compositions se construisant le plus souvent autour d’un axe central. Les éléments qui y figurent (arbres, montagnes, lacs, sources…) se résument à une forme très simple presque naïve, un concentré de plein placé dans un environnement qui paraît vide mais qui ne l’est que rarement. Or, pour s’en rendre compte il faut regarder plus longtemps et l’on s’aperçoit que la surface cache d’autres images, des images ensevelis dans la matière, réalisées sur des couches plus en profondeur, telle des strates, strates de temps, de mémoire ou de rêve.
Ces strates ou couches successives viennent d’une technique mise au point par Lee Jin Woo qui se sert d’un papier traditionnel coréen, le Hanji fait à partir de l’arbre de mûrier. Ce papier, fin, résistant et opaque est travaillé en superposition, feuille après feuille sur lesquelles il peint ou ensevelit de la matière (pigments, charbon de bois, terre…) pour ensuite faire réapparaître certains éléments. C’est une démarche longue et laborieuse, un apport non seulement en substance mais aussi en temps ce qui signifie pour l’artiste se rendre disponible. Le résultat a la forme d’un tableau mais un tableau entre deux et trois dimensions à forte matérialité avec la texture d’écorce ou de rocher.
L’attention n’est pas seulement portée sur la surface picturale mais aussi sur ce qui se voit ou se devine en transparence. Ainsi s’est formé un amalgame surprenant entre espace en surface et perspective en profondeur, entre l’espace du vide et l’espace remplit ou entre tradition asiatique et tradition occidentale. Bref, un espace autre – où la répétition d’éléments quasi-identiques fait glisser d’une impression immédiate, très concrète vers une forme d’ailleurs infini. Dans un interview avec Héléna Staub en 2006, Lee Jin Woo mentionnait la différence entre la vision depuis une fenêtre vitré à l’occidentale et celle perçue à travers une fenêtre coréenne traditionnelle recouverte de papier : entre regarder ou entrevoir. Ces deux perceptions se retrouvent dans ses tableaux. Si Lee Jin Woo est empreint de deux cultures, celle de son pays d’origine la Corée du Sud et celle de son pays d’adoption la France, son œuvre a une expression et un propos qui dépassent les questions de culture. Profondément humain, le travail de Lee Jin Woo est réalisé dans la lenteur avec simplicité et une insistance qui touchent ceux qui le rencontre. Il s’en dégage un sentiment de calme, comme un temps arrêté permettant d’accéder à un ailleurs. Sa forme matérielle avec son aspect organique et minérale invite la main, le regard, tout en ancrant les sentiments suscités dans une réalité à la fois terrestre et originelle.
Depuis 1986 Lee Jin Woo (né en 1959) expose régulièrement en Corée et en France. En 2006, la Galerie Manes à Prague avait accueilli une très importante exposition de son œuvre. L’exposition à venir sera sa deuxième exposition personnelle à la GALERIE MARIA LUND, la première avait eu lieu en 2007. Entre temps la galerie a présenté ses œuvres à la KIAF à Seoul (2008, 2009).
En 2008 Lee Jin Woo avait été invité à participer la Holland Paper Biennial au Musée Rijswijk aux Pays-Bas.
- partir du 20.10.2009 les oeuvres de Lee Jin Woo seront visibles sur www.marialund.com
- EDITION : d’un dépliant avec des reproductions d’une sélection d’œuvres.
- VERNISSAGE : jeudi 22 octobre 2009 de 18h à 21h en présence de l’artiste.
- L’exposition se termine le samedi 5 décembre 2009.
- Fermeture exceptionnelle de la galerie le mardi 10 et le mercredi 11 novembre 2009.
Pour un complément d’information ou la mise à disposition de visuels, merci de contacter :
GALERIE MARIA LUND - LA GALERIE DANOISE 48 rue de Turenne 75003 Paris
mardi - samedi 12h-19h tél.(+33) 01 42 76 00 33 port.(+33) 06 61 15 99 91 fax(+33) 01 42 76 00 10
e-mail : galerie@marialund.com www.marialund.com
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